En vlà un peu plus sur l'un de mes projets : Tétanos.
C'est au départ une limousine Citroën B14 qui a servi de banque de pièces détachées pour la restauration d'une de ses soeurs.
Quand j'ai déboulé chez mon sableur et que je lui ai dis que je trouvais ça mignon : il a fondu en larmes et m'a supplié à genoux les deux mains jointes de le débarrasser... de cette merde!
J'ai eu pitié, parce que j'avais déjà ça en tête :
(extrait d'un article de Nitro sur le meeting de Paso Robles)
En fait, grâce au Trophée de l'ATD et aux courses de Lanas et de Lurcy (Run What You Brung de la French CO), on s'est mis au Drag avec mes potes : J.Luc (Cougar 70 428) Claude (Mustang 65 289), Michel 1/2 (Shelby 70) Speed (Camaro 67), Franck (Charger 69 440R/T) et Jeff (Cougar 72).
Ce qui nous a plu, ce sont les conditions de sécurité et le sérieux de l'organisation, mais avec une super ambiance : tout le monde parle à tout le monde, les KasKouilles tout le monde les ignore...
La piste est accessible à tous moyennant inscription sur place (licence et assurance) : personne ne vous oblige à massacrer votre monture, vous pouvez le prendre... cool : avant votre run, les préposés vous demandent même si vous voulez burner ou non : si c'est oui, ils vous positionnent sur une flaque d'eau, sinon vous filez directement sur la grille.
Si vous êtes correct, organisateurs et participants se feront un plaisir de vous expliquer la procédure, et croyez-moi on se prend trés vite au jeu... Pas d'obligation non plus de courir toutes les manches du Trophée : vous pouvez simplement participer à l'épreuve qui se déroule le plus prés de chez vous... Plus d'info ici : (
http://www.francedrag.com )
Pour l'annecdote, ça a été l'opportunité pour moi de faire un baptême en VW : la première fois que j'ai le foie qui touche les poumons...
Bref, ma ricaine classic n'étant pas terminée et, qui plus est, plus configurée pour les longs périples, il me fallait donc une caisse... pour faire du Drag!
Donc rappatriement de mon... "cadeau" à mon ancien atelier...
Un carton de disques à tronçonner et quelques litres de Corgon18 plus loin, et voilà le résultat : top-chop de 23cm, raccourcissement de 35cm en longueur et transfo en 2 portes (suicide!) avec en tête les proportions de la Ford A Tudor.
Si vous comparez le profil avant et aprés, par rapport à la Mustang qui stationne à côté, vous pouvez mesurer vous-même la perte en hauteur : un bon mètre on va dire...
Le chassis d'origine est à sa place, aux orties : les collectionneurs du coin n'en n'ont pas voulu et n'ont récupéré que les roues et queques pièces...
Je suis parti d'un reste (hum...

) de tube étiré à froid (du TU35B) qui m'a servi pour un arceau de sécurité : sans le faire exprès, j'en avais commandé 5Omètres de trop...
L'ensemble est construit de façon empirique sur une plateforme de marbre Celette, en fonction des contraintes imposées par les différents composants mécaniques... Le pont est un 9 pouces Ford prélevé sur un break LTD 75 (trop large à mon goût, mais bon...) maintenu par des tirants réglables Competition Engineering. La suspension est confiée aux ressorts de la Ford, dont les platines sont déplacées vers le centre et à des amortos CE : je vais tâtonner pour les réglages...
La barre Panhard est d'origine sur le break.
Aprés la vente fin Novembre 2005 de mes parts d'un atelier de restauration de véhicules de collection trés axé sur les Muscle Cars Américains, arrêt net de l'avancement de tous mes projets...

: j'ai du temps, mais plus de local, de matériel, de revenus... puis mi-Mai, ce fût les retrouvailles...
Un copain m'héberge, son beauf met à ma disposition son garage, un autre, une partie de son matos...
ça va chier!!!!!!!!!!!
La calandre, la colonne de direction et le volant, ainsi que le train AV proviennent de ... ça :
(Lui, c'est mon pote Christophe, un mois aprés la photo il passait sous un camion en moto : alors on lui fait
un petit coucou et on souhaite bon courage au carrossier pour réparer la remorque...)
Vous énervez pas sur le MP, tout a été recyclé (je parle de la Ford, pas de Christophe!)...
Donc train AV de Ford A monté suicide (une vraie charette de dépréssif!

), avec un classique wishbone splité.
Les freins AV seront fonction des jantes... (si tu freines, t'es un lâche!), mon kit wishbone splitté viens de chez Thomson's Garage. Pourquoi? Parce que!
Première opération, réassembler l'essieu, le ressort et le wishbone splitté en deux tirants réglables, puis présenter le tout face face au chassis, pour commencer à concevoir la "spring perche"...
Je n'ai plus de marbre à dispo : je câle mon chassis de niveau sur un sol lisse et bien plan. Pour positionner les deux platines de tirant et le support AV, je vais prendre des points de référence au mètre à ruban ; j'ai donné le même nombre de tours au filetage des rotules de chaque tirant ce qui me permet d'approcher au plus prés le réglage final de la géométrie du TAV (le Set Back par les rotules, le Parallélisme par la barre de connexion de la direction, l'angle de Chasse par la hauteur du ressort).
Je raccourcis puis soude les deux platines en premier.
Descente en ville chez mon collègue ferronier, avec un article technique de Street Rodder sous le bras, un plan sommaire, une idée précise de ce que je veux, et l'esprit ouvert aux bons conseils

: au menu, découpe des tôles de 5mm d'épaisseur à la guillotine, pliage, perçage et découpe au plasma...
Après une bonne séance d'ajustage, petit montage à blanc : le ressort de suspension, les cavaliers, les écrous, les axes, fusées... définitifs seront neufs. Je peux pas bosser sur des pièces crades ou pourries : même les morceaux provisoires ont été sablés et peints à la bombe... Je soude ensemble les trois parties du support AV, puis le tout sur le chassis.
Et voilà le travail...
Avec des roues en 14" (j'en ai repéré une paire sur une Mercury Comet, j'ai toujours un cric et deux parpaings dans le coffre de la bagnole...) je vais gagner 10cm au rayon, donc en hauteur par rapport au 19" qui me servent de roues d'atelier... L'AR, à l'inverse, va remonter de 10cm lorsque j'aurais terminé la traverse AR... Je file chercher le moulin, pour voir quelle incidence aura son poids plume sur la hauteur de l'ensemble...
Voilà la pile en question :

Il s'agit d'un 454 Chevy (Mercruiser) de 420CV sorti d'un bateau : un bloc High-Perf 4 boulons déjà
équipé de culbuteurs à rouleaux et qui restera quasiment stock : ça devrait suffire...
(MISE A JOUR DU 06/06/06)
Avant de positionner l'ensemble moteur/boîte (un mannequin vide pour le moment), il me faut terminer la partie arrière du chassis, et au vu du nombre d'index qui tapotent les tempes des visiteurs occasionnels, j'en profite pour placer un renfort derrière le support AV...
J'ai fait quelques emplettes lors de la troisième manche du trophée Dragster ATD de Lurcy-Lévy les 27 et 28 Mai...
En route donc pour un petit montage à blanc et la création des supports moteur/boîte...
(MISE A JOUR DU 20/06/06)
Les supports moteur sont ceux du 454 modifiés, ceux du chassis sont fabriqués en tôle de 5mm d'épaisseur. La position correcte du moteur est obtenue lorsque la pipe d'admission est de niveau, poids total en charge... C'est elle qui définit l'inclinaison de la boîte et donc celle du nez de pont. Je vais faire usiner des câles en urhétane de 5cm de haut qui tiendront lieu de silent-blocs moteur/boîte : c'est en rabotant ces câles que j'affinerai la mise à niveau de la pipe d'admission, avec le poids en charge et les pneus AV définitifs.
En attendant, retour sur la partie carrosserie : le panneau AR, je l'ai trouvé grâce à ce forum : merci
SW!
Sur ce panneau, petite séance de décapage des anciens fonds (3 couches au mini de produits différents).
J'utilise des disques de décapage 3M (57020) qui ont l'avantage d'être sans pitié avec les peintures mais non abrasifs sur la tôle (légères rayures de surface). De plus leur texture leur permet de ne pas "bourrer" sur certains produits visqueux (antigravillon par exemple). Ils existent également en violet, plus tendre... Ici, je vais utiliser une meule électrique : je suis chez moi, sans matériel pneumatique à disposition.
Hulahup, Barbatruc!
Il m'a fallu 3/4 d'heure pour décaper ce panneau, en faisant attention de ne pas stagner sur la tôle nue, afin d'éviter échauffement et déformation du métal... j'ai utilisé 3 disques 1/2.
La poussière de ces vieilles peintures étant nocive, j'ai porté un masque respiratoire, des lunettes de protection ainsi que des gants, plus des bouchons anti-bruit dans les oreilles. Le médecin du travail m'a trouvé en bonne santé "pour un carrossier"!
Une fois ce morceau soudé en place et choppé comme il se doit, il ne me restera plus qu'à le laver à l'eau de mer pour le rendre "raccord"...
Premier traçage du chop : 11cm, mais comme j'ai retiré 23cm de la hauteur du toit sur le reste de la voiture, ce n'est pas assez, il me faudra couper 3cm de plus et reformer la partie supérieure du panneau...
Le morceau coupé, je le ramène à 5cm de hauteur et je l'insére sous ma coupe : c'est ce que l'on appelle un soyage, une fourrure ou tout simplement un renfort : c'est le secret pour souder deux éléments bord à bord sans trop déformer, et pouvoir meuler la soudure bien plane sans affaiblir la jonction. Sur des tôles modernes, il convient de percer en quinconce des trous de 6mm de part et d'autre de la coupe en restant sur le renfort : on les comblera à la soudure (bouchonnage) et cela viendra renforcer le dispositif . C'est à ce stade que l'on doit utiliser des produits anti-corrosion en bombe (Zinc, Cuivre ou alu par ordre croissant d'éfficacité) : moi je m'en tape, je travaille sur de la rouille neuve!
To be continued...